LES AMIS DE LA M.F.R.

                                   DE ST YZANS

Faire faire ne pas laisser faire

                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Quand quelque chose est attendu on n’est pas surpris.

 

La réussite et l’échec sont des choses personnelles, il est donc rare qu’on ne leur prête pas de valeurs


- La réussite comme norme sociale
- Des intentions aux efforts
- Victime ou coupable d’échec ?
- Un échec social : la pauvreté (S.Paugam)

On va dire aux autres, donne des explications : valeur interpersonnelle.
Qu’est-ce que c’est qu’expliquer nos réussites ou nos échecs ?

La réussite est considérée aujourd’hui comme une norme sociale : ce qui est attendu des gens, ce qui est désirable (norme = désirable).

Celui qui réussit est bien vu. Cette réussite est d’autant plus désirable qu’on est dans une société dite libérale où l’individu prime dans sa réussite face aux autres.

On s’attend à ce que les gens, quand ils font quelque chose, cherchent à réussir. Par conséquent, celui qui ne réussit pas, il va peut-être être l’objet de tout déviant, on va très vite estimer qu’il n’a pas eu l’intention de réussir, qu’il n‘a pas fait les efforts possibles

à celui qui échoue est-il victime u coupable ? dans notre société il serait plutôt coupable. Il serait victime si une bonne raison externe l’en avait empêché, ce qui est rarement le cas.

Exemple de la pauvreté
:

il y a de plus en plus de pauvres, et dans des situations de plus en plus graves.

Est-ce que ces gens pauvres, on peut leur attribuer un statut de victimes ou de coupables.

Les travaux de PAUGAM comprennent toutes les représentations de la pauvreté dans tous les pays d'Europe. Les pauvres font l’objet d’une disqualification sociale. (Perte de protection ou insécurité sociale). Il parle de disqualification dans le regard des autres.

Le regard se veut de plus en plus méprisant, mettant en relief « l’inutilité » des pauvres (pas d’emploi, assistance). Puis on va parler d’incompétences (s’ils n’ont pas d’emploi c’est qu’ils ne savent rien faire) de paresse, d’irresponsabilité….
Il y a une vingtaine d’années, dans la représentation des gens on trouvait l’idée d’injustices dans la société, que tout le monde n’avait pas des mêmes chances et qu’ils fallait corriger cela. La solidarité nationale (RMI) a donc été mise en place : on devait cela aux pauvres, globalement la société avait une dette envers eux.
Aujourd’hui, les explications de la pauvreté par
l’injustice ont régressé, on parle plus ou moins des injustices. Par-dessus on est venu greffer le fait que les pauvres ne sont pas assez courageux, pas assez responsables d’eux-mêmes… ce renversement aboutit au fait suivant : on est passé d’une représentation où les pauvres étaient victimes de la société à une représentation où les pauvres sont victimes d’eux-mêmes.

On est passé d’une causalité externe extrêmement stable à une causalité interne stable elle aussi. On change donc les pratiques concernant ces gens, il n’y a plus de dette de la nation dans ce cas par exemple. On revient à des représentations types du 19ème siècle.
Il existe une dernière caractéristique : en plus de ne pas être courageux, ni responsables, les pauvres seraient profiteurs, ils seraient stratégiques et profiteraient de l’assistance.

Cet élément est nouveau, il y a une suspicion vis-à-vis des pauvres. Paugam fait remarquer que cela est bien pratique : plus je responsabilise les gens de ce qui leur arrive plus j’efface le processus d’exclusion lui-même.

- Réussir = se conformer à une norme idéale
- Échouer = s’écarter de la no
rme

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