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LES AMIS DE LA M.F.R. DE ST YZANS |
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Faire faire ne pas laisser faire |


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Quand quelque chose est attendu on n’est pas surpris.
La réussite et l’échec sont des choses personnelles, il est donc rare qu’on ne leur prête pas de valeurs
La réussite est considérée aujourd’hui comme une norme sociale : ce qui est attendu des gens, ce qui est désirable (norme = désirable). Celui qui réussit est bien vu. Cette réussite est d’autant plus désirable qu’on est dans une société dite libérale où l’individu prime dans sa réussite face aux autres. On s’attend à ce que les gens, quand ils font quelque chose, cherchent à réussir. Par conséquent, celui qui ne réussit pas, il va peut-être être l’objet de tout déviant, on va très vite estimer qu’il n’a pas eu l’intention de réussir, qu’il n‘a pas fait les efforts possibles à celui qui échoue est-il victime u coupable ? dans notre société il serait plutôt coupable. Il serait victime si une bonne raison externe l’en avait empêché, ce qui est rarement le cas. il y a de plus en plus de pauvres, et dans des situations de plus en plus graves. Est-ce que ces gens pauvres, on peut leur attribuer un statut de victimes ou de coupables. Les travaux de PAUGAM comprennent toutes les représentations de la pauvreté dans tous les pays d'Europe. Les pauvres font l’objet d’une disqualification sociale. (Perte de protection ou insécurité sociale). Il parle de disqualification dans le regard des autres. Le regard se veut de plus en plus méprisant, mettant en relief « l’inutilité » des pauvres (pas d’emploi, assistance). Puis on va parler d’incompétences (s’ils n’ont pas d’emploi c’est qu’ils ne savent rien faire) de paresse, d’irresponsabilité…. On est passé d’une causalité externe extrêmement stable à une causalité interne stable elle aussi. On change donc les pratiques concernant ces gens, il n’y a plus de dette de la nation dans ce cas par exemple. On revient à des représentations types du 19ème siècle. Cet élément est nouveau, il y a une suspicion vis-à-vis des pauvres. Paugam fait remarquer que cela est bien pratique : plus je responsabilise les gens de ce qui leur arrive plus j’efface le processus d’exclusion lui-même. |